Pour alimenter la maison et la turbine en eau, il a fallu réaliser un captage. Enfin plutôt deux. On vous explique pourquoi !

La turbine a besoin de beaucoup d’eau pour fonctionner mais sa qualité importe peu. Les injecteurs pour la roue Pelton ayant un diamètre de 6 mm, des petits debris peuvent tout à fait y passer. Bien sûr, trop de sable impacterait la durée de vie de la roue Pelton qui risquerait de s’user prématurément. A voir…

De l’autre côté, la maison consomme très peu d’eau mais la qualité doit être irréprochable sous peine de devoir nettoyer constamment les filtres, de risquer d’avoir des tuyaux bouchés (notamment au niveau du chauffe-eau)…

A notre arrivée, il y avait déjà un captage avec une cuve de 1000 litres enterrée ainsi que 150 mètres de tuyau PE 25mm alimentant la grange. Malgré cela le captage en lui-même laissait à désirer puisqu’il ne consistait qu’en une crépine plongée dans le ruisseau. La crépine finissait invariablement par se boucher, nous obligeant à monter nettoyer régulièrement.

Nous avons donc modifié le captage. En prenant une boîte en aluminium, nous avons percé une multitude de trous de 6 mm.

Une caisse en aluminium alimente une cuve.
Une caisse en aluminium alimente une cuve.

De la boîte partait deux tuyaux, l’un en 25 mm, l’autre en 40 mm, alimentant une cuve de 300 litres. La turbine était raccordée directement sur la cuve de 300 litres quant à la cuve de 1000 litres préexistante, elle y était raccordée par un autre tuyau.

Petite opération de nettoyage dans une cuve.
Petite opération de nettoyage dans une cuve.

Le captage fonctionne parfaitement pour la turbine mais les trous de 6 mm dans la caisse d’aluminium était trop gros pour alimenter la maison. Des débris de feuille et du sable (peu grâce à la cuve de 300 litres) s’accumulait dans notre filtre et nous obligeait à nettoyer tous les deux-trois jours pour avoir une pression suffisante.

Nous avons donc changé de stratégie. Désormais, nous avons deux captages distincts. Celui de la turbine est resté identique. Pour celui de la maison, nous avons fait des trous bien plus fins.

Nous avons opté pour une boîte en plastique que nous avons percé d'une centaine de trous de 3 mm.
Nous avons opté pour une boîte en plastique que nous avons percé d’une centaine de trous de 3 mm.

Un tuyau de 25 mm représente 490 mm2 de surface quant un trou de 3 mm n’en représente que 7. Il faut donc environ 70 trous pour que cela représente la même surface. Nous en perçons 150 pour être sûr.

Filtre de 50 microns pour captage d'eau d'une rivière.
Filtre de 50 microns pour captage d’eau d’une rivière.

Par dessus, nous fixons une grille de 50 microns pour empêcher toute trace de feuille/sable. Peut-être que ce filtre est trop fin et qu’il risque de se boucher. A vois à l’usage.

Le tout fixé sur trois côté afin de permettre à l'eau de s'écouler. On voit aussi le trou pour passer le tuyau.
Le tout fixé sur trois côté afin de permettre à l’eau de s’écouler. On voit aussi le trou pour passer le tuyau.

On place le tout dans la rivière en prenant soin d’enterrer le tuyau.

Captage d’eau d’une rivière dans les Pyrénées.

Et on finit en mettant des cailloux de part et d’autre pour solidifier l’ensemble.

Captage d’eau d’une rivière dans les Pyrénées.

Tant qu’on y est, on en a profité pour nettoyer la cuve alimentant la maison. Il y avait presque 200 litres de sable accumulé en une dizaine d’année j’imagine. On a bien récuré les algues sur les parois et c’est reparti pour dix ans ! (Il faut être optimiste)

Voilà, un petit captage pas trop cher à réaliser. Celui avec la caisse d’aluminium fonctionne parfaitement depuis un an sans aucun entretien. L’autre étant basé sur le même principe devrait fonctionner également. Je ferai un petit retour dans un an ou deux 😉


0 commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *